Vendredi 11 décembre 2009

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Les Titres
Haaretz (Le pays)

LES MINISTRES TRAVAILLISTES MENACENT DE VOTER CONTRE LA CARTE DES ZONES PREFERENTIELLES PROPOSEE PAR NETANYAHU

The Jerusalem Post

ISRAËL ASSURE LES ETATS-UNIS QU’IL N’ESSAIE PAS DE FAIRE MARCHE ARRIERE CONCERNANT LE GEL DE LA COLONISATION

Maariv (Le soir)

LE TRESORIER GENERAL DU MINISTERE DES FINANCES : LA BOURSE M’INQUIETE
Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles )

ADA YONATH : FIERTE NATIONALE

ISRAËL-PALESTINIENS

Les ministres travaillistes menacent de voter contre la carte des zones préférentielles proposée par Netanyahu / Mazal Moualem et Barak Ravid – Haaretz

Les ministres travaillistes devraient voter dimanche, au conseil des ministres, contre la carte des zones préférentielles qu’a présenté hier le Premier ministre Netanyahu et qui inclut des colonies isolées. Des ministres travaillistes estimaient hier que le président du parti, le ministre de la Défense Ehud Barak, ne pourra pas, lui non plus, approuver la carte sans qu’elle soit modifiée. Hier, lors d’entretiens avec de hauts responsables américains, des membres de l’équipe du Premier ministre Netanyahu ont souligné que la décision d’inclure des colonies dans les zones préférentielles ne contredit pas la décision de geler la construction dans les colonies.

En effet, le bureau du Premier ministre n’avait pas informé d’avance le gouvernement américain que des colonies seraient incluses dans les zones préférentielles et, après la révélation de la nouvelle carte dans la presse, de hauts fonctionnaires américains, membres de l’équipe de l’émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell, se sont adressés au cabinet de M. Netanyahu pour demander des éclaircissements.

Les conseillers du Premier ministre ont souligné que la décision du gouvernement concernant les zones préférentielles comprendra un article fixant que les colonies concernées par les ordonnances de gel de la construction obtiendront des budgets supplémentaires dans les domaines de l’éducation et de l’emploi, mais pas du logement.

De hauts responsables américains ont confirmé hier que les explications fournies par le bureau du Premier ministre les ont satisfaits.

Hier, le ministre de la Défense Ehud Barak et le Premier ministre se sont entretenus du vote de dimanche au conseil des ministres. M. Barak a demandé à M. Netanyahu de reporter ce vote d’une semaine et de se contenter ce dimanche d’un débat. Les deux hommes devraient poursuivre leurs entretiens ce week-end.

Ehud Barak a également insisté pour que la ville d’Ashkelon, qui a été durement touchée lors de l’opération Plomb Durci et vit toujours sous la menace des roquettes en provenance de la bande de Gaza, reste incluse dans les zones préférentielles. Selon le bureau du Premier ministre, M. Netanyahu a répondu à M. Barak que l’inclusion d’Ashkelon serait débattue lors du prochain conseil des ministres.

Suite aux affirmations de l’organisation La Paix Maintenant et du député travailliste Ofir Pinès selon lesquelles plusieurs des localités incluses dans les zones préférentielles seraient des colonies sauvages, les cabinets du ministre de la Défense et du Premier ministre ont fait savoir que toute colonie construite sans autorisation sera retirée de la liste avant le vote au conseil des ministres.

La Grande-Bretagne marque les colonies / Modi Kreitman et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Le gouvernement britannique renforce sa lutte contre les colonies en durcissant sa politique quant au marquage des produits israéliens en provenance de Cisjordanie.

Jusqu’à présent, les produits étaient marqués de manière à distinguer ceux fabriqués en Israël et ceux fabriqués « en Cisjordanie et Gaza ». A présent, le gouvernement britannique recommande aux distributeurs de modifier ce marquage afin de différencier la marchandise palestinienne de celles originaires des colonies de Cisjordanie et du Golan. Au ministère israélien des Affaires étrangères on affirme que l’objectif de cette mesure est claire : encourager les consommateurs britanniques à boycotter les produits des colonies. Des responsables israéliens ont assuré qu’une telle démarche ne restera pas sans réponse de la part d’Israël.

« Cela jouera en faveur de ceux qui ne cessent d’appeler à boycotter Israël. Nous sommes effectivement très déçus de cette décision qui distingue Israël d’autres zones de conflit dans le monde », a déclaré hier Amir Ofek, porte-parole de l’ambassade d’Israël à Londres.

« Il n’existe aucune instruction qui oblige à marquer les produits en provenance des colonies israéliennes. Suite à des demandes de la part de distributeurs et de citoyens, le Département de l’Environnement, de l’Alimentation et de l’Agriculture a publié une recommandation, que l’on peut même qualifier de conseil. Le gouvernement britannique s’est toujours opposé aux boycotts et continue à s’opposer à tous les appels au boycott d’Israël », a fait savoir quant à elle l’ambassade de Grande-Bretagne en Israël.

REGIONAL

La Syrie souligne : Depuis 1991, tous les Premiers ministres israéliens « se sont engagés à un retrait intégral du Golan » / Avi Issacharof – Haaretz

Face aux informations publiées dernièrement en Israël et selon lesquelles la Syrie serait prête à entamer des négociations sans conditions préalables, Damas a clarifié hier qu’avant le lancement de pourparlers, même indirects, il réclame qu’Israël s’engage à se retirer de l’intégralité du plateau du Golan. Dans le même temps, le vice-président syrien, Farouq a-Shara, a déclaré que Damas n’acceptera pas de médiation française entre la Syrie et Israël mais uniquement une médiation turque. A-Shara a ajouté que dans des prisonniers syriens pourraient être libérés dans le cadre de l’accord sur la libération de Guilad Shalit, sans donner plus de détails.

Dans un communiqué officiel, le ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé que le gouvernement Netanyahu sait bien que la Syrie ne reprendra pas les pourparlers par le biais de la Turquie tant que M. Netanyahu ne se sera pas engagé à se retirer de tout le Golan. « C’est un droit qui a été reconnu par l’ONU. Depuis la conférence de Madrid en 1991, tous les Premiers ministres israéliens se sont engagés à un retrait intégral du Golan, le long des frontières du 4 juin 1967 ».

DIPLOMATIE

La crise des lieux saints / Yossi Bar – Maariv

Les délégations d’Israël et du Vatican qui ont débattu hier du statut juridique et financier des lieux saints chrétiens en Israël sont parvenues à une impasse. Selon des sources au Vatican, les relations entre les deux pays sont au bord de la crise et le Vatican menace de rompre ses relations diplomatiques avec Israël.

La délégation israélienne, dirigée par le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, s’est rendue au Vatican pour débattre du statut des biens du Saint-Siège en Israël. Les deux délégations ne sont parvenues à un accord sur aucun sujet et ont décidé de reporter les discussions au 27 mai prochain.

Interrogé par le Maariv, M. Ayalon a dit ne pas vouloir parler de crise : « Il n’y a pas eu d’avancée et c’est pourquoi nous avons décidé de nous séparer en étant "d’accord de ne pas être d’accord" ». Il a toutefois ajouté que les négociations sont pour l’heure dans l’impasse./.

Dernière modification, le 25/01/2010

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