REVUE DE PRESSE. Vendredi 29 juillet 2011

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Les Titres
Haaretz (Le pays)

Contre Netanyahu, les grands patrons feront leur propre proposition
pour le budget de l’Etat
The Jerusalem Post

Les militants contre
les prix du logement promettent
d’immenses manifestations samedi soir


Maariv (Le soir)

Tout un pays proteste

Yediot aharonot

Tout un pays proteste

ISRAËL - PALESTINIENS

Shimon Pérès s’est entretenu avec Saëb Erekat d’un accord permanent dans les frontières de 1967 / Akiva Eldar – Haaretz

Le président d’Israël, Shimon Pérès, mène dernièrement des contacts intensifs avec les dirigeants palestiniens pour tenter de relancer les pourparlers et empêcher la crise qui risque de se déclencher en septembre, avec le vote à l’assemblée générale de l’ONU sur la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Ces contacts sont pleinement coordonnés avec le Premier ministre Netanyahu. Mardi soir dernier, le président Pérès a longuement rencontré le chef de l’équipe palestinienne de négociation, Saëb Erekat. Les deux hommes ont examiné des cartes de la Cisjordanie et de Jérusalem-est pour tenter de parvenir à une formule qui permettra de contourner les divergences quant à l’utilisation des frontières du 4 juin 1967 comme base pour les pourparlers sur un accord permanent.

Derrière cette démarche du président, il y a sa déception de l’action diplomatique du Premier ministre Netanyahu. En privé, M. Pérès exprime son mécontentement et sa contrariété face à cette politique et met en garde contre la crise qui attend Israël en septembre.

Un haut responsable politique estimait cette semaine que la baisse de popularité dont souffre le Premier ministre Netanyahu à cause de la contestation sociale risque de limiter sa marge de manœuvre face aux ailes droites du Likoud et de la coalition et que, dans ces circonstances, Shimon Pérès veut s’impliquer davantage dans le domaine diplomatique.

Lors de leur entretien, Shimon Pérès et Saëb Erekat ont notamment évoqué de possibles échanges de territoires ainsi que d’autres moyens de compenser l’annexion par Israël des grands blocs de colonies.

A la présidence et au bureau du Premier ministre on se refuse à tout commentaire. Un haut responsable palestinien a lui confirmé que Saëb Erekat a rencontré à plusieurs reprises le président Pérès et notamment cette semaine.

Mohammed Dahlan a fui en Jordanie / Amit Cohen – Maariv

Nouvelle escalade dans la lutte entre le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, et Mohammed Dahlan qui était jusqu’à peu un des dirigeants du Fatah. Les forces de sécurité palestiniennes ont perquisitionné dans la villa de Mohammed Dahlan à Ramallah, ont arrêté ses gardes du corps et saisi de nombreuses armes ainsi que des véhicules blindés. Le message adressé à Dahlan, rentré en Cisjordanie en fin de semaine dernière, était clair : Vous n’êtes pas le bienvenu. Dans l’après-midi, Mohammed Dahlan est parti pour la Jordanie mais, en route, les forces de sécurité ont retardé le convoi et ont interpellé plusieurs de ses proches, eux aussi de hauts responsables du Fatah.

Selon Adnan Damiri, porte-parole des forces de sécurité, les policiers palestiniens ont trouvé dans la maison de Mohammed Dahlan dix mille balles de fusil et les ont confisquées. Ils ont aussi saisi deux véhicules et seize armes non répertoriées. Selon le porte-parole, l’opération a été lancée après que plusieurs hommes, les gardes du corps de Mohammed Dahlan, ont été vus portant des armes sans autorisation. « C’en est fini de ce phénomène de milices armées et de défilés militaires », a déclaré Adnan Damiri.

Mohammed Dahlan qui, jusqu’à la prise de contrôle du Hamas, était considéré comme le plus haut responsable du Fatah dans la bande de Gaza, était revenu à Ramallah vendredi dernier, après un séjour en Jordanie. Il y a quelques semaines, il a été exclu du Fatah suite à un conflit avec Abou Mazen, ce dernier accusant Dahlan d’avoir cherché à l’évincer.

INTERIEUR

Une lutte qui roule / Omri Meniv, Nativ Nahmani, Ronen Damari & Shimon Iffergan – Maariv

Après la bataille pour le prix du cottage et la lutte, qui se poursuit, contre les prix du logement, la contestation sociale s’élargit. Hier, dans tout le pays, on a assisté aux défilés de jeunes familles protestant contre la difficulté d’élever des enfants en Israël.

Ces défilés se sont déroulés en parallèle hier après-midi. Les manifestants ont appelé le gouvernement à financer les crèches et à faire baisser le prix de produits tels que les couches-culottes ou les substituts de lait maternel. La principale manifestation a eu lieu à Tel Aviv où plus de deux mille parents et enfants ont défilé.

Le Likoud contre-attaque / Eli Berdenstein – Maariv

De hauts responsable du Likoud ont lancé une campagne contre les organisateurs des luttes sociales, afin de les dénigrer, de contester la légitimité de leur combat et, surtout, de révéler les mobiles politiques qui se cacheraient derrière leur engagement.

Hier ont été envoyés aux principaux militants du Likoud des messages dans lesquels deux des organisatrices de la « marche des poussettes » sont décrites comme des militantes de gauche, l’une ayant appelé les jeunes à ne pas faire leur service militaire, l’autre étant favorable à un Etat binational.

Ces derniers jours, de plus en plus de ministres, surtout du Likoud, critiquent la manière dont le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Finances, Yuval Steinitz, gèrent les protestations. Le vice-premier Sylvan Shalom a évoqué hier la protestation contre les prix du logement et a appelé le gouvernement à changer sa politique : « C’est une protestation authentique des classes moyennes. Il est évident qu’il faut changer les priorités et investir davantage dans le logement, l’éducation et la santé ».

Michaël Eitan a lui appelé le Premier ministre à entamer un dialogue avec ceux qui protestent contre la pénurie de logements et ceux qui réclament une politique plus sociale de la part du gouvernement : « Les Israéliens souhaitent que la communication entre les citoyens et le gouvernement, qui est bloquée, reprenne. Le gouvernement n’a pas le monopole des bonnes idées et les propositions que nous faisons ne sont pas toutes parfaites. Si nous n’entamons pas le dialogue et ne laissons pas les Israéliens s’exprimer, nous ne parviendrons pas, même avec la meilleure volonté du monde, à apporter une réponse aux sentiments très durs qui nourrissent cette crise ».

En attendant, le ministère des Finances a estimé hier que le coût des revendications qu’évoquent les divers manifestants risque d’atteindre 60 milliards de shekels, soit plus que le budget de la défense. Cette estimation a été fournie par le département des budgets du ministère à la demande du Premier ministre Netanyahu et du ministre des Finances, Yuval Steinitz./.

Dernière modification, le 03/08/2011

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