REVUE DE PRESSE. Lundi 21 mars 2011

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Les Titres
Haaretz (Le pays)

L’armée libyenne demande un cessez-le-feu immédiat
The Jerusalem Post

La foule brûle des QG du Baath alors qu’une vague de contestation ébranle la Syrie
Maariv (Le soir)

La guerre de la Lybie

Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles)

A la veille de l’annonce de la peine de Moshé Katsav : « A » lui réclame des millions

REGIONAL

Nouvelles conditions d’attaque / Zvi Barel - Haaretz))

A la différence de la situation en Irak ou en Afghanistan, en Libye, le régime n’est pas décrit comme une menace pour le monde occidental. On évoque plutôt un dirigeant qui représente un danger pour son propre peuple et tente de refreiner la vague des révolutions qui se répand au Moyen-Orient.

A première vue, c’est là une nouveauté intéressante et positive. Les pays « éclairés » se battent pour les opprimés, et leur accordent leurs droits – essentiellement celui de vivre – par le biais de leur force militaire. Ces pays font ainsi prévaloir la responsabilité internationale que la globalisation est censée garantir.

Au-delà de la question de l’utilité d’une telle offensive aérienne, dont l’expérience nous apprend qu’elle ne sera pas suffisante pour faire tomber le régime, cette intervention militaire soulève plusieurs questions complexes. Par exemple : quel effet aura cette offensive sur la légitimé de la lutte civile contre Kadhafi, et comment le nouveau dirigeant qui sera élu ou nommé arrivera-t-il à mettre en valeur l’indépendance de la révolution ?

Une autre question a trait avec le choix de la Lybie. Pourquoi, pour n’en citer que quelques exemples, les aviations occidentales n’ont pas attaqué les gardiens de la révolution iraniens il y a un an et demi, lorsque ceux-ci dispersaient les manifestants avec violence ? Pourquoi au Yémen, où des dizaines de civils ont déjà été tués, aucune intervention occidentale n’est envisagée ? Est-ce que les avions Tornado et les missiles Tomahawk bombarderont la Syrie si ses forces de sécurité continuent à disperser avec violence les opposants du régime ?

Il ne fait aucun doute que le choix de la Lybie ne découle pas seulement d’une nouvelle position de principe, qui témoignerait de la volonté d’agir partout et à tout moment pour mettre en œuvre cette « responsabilité internationale » mais, essentiellement, de calculs de risque et de commodité. Une attaque contre l’Iran, il y a six mois ou à toute autre date, pourrait entraîner la région, et le monde entier, dans une guerre globale. Une attaque contre le Yémen signifierait la perte du seul maigre soutien dont disposent les Etats-Unis dans sa lutte contre les cellules d’Al-Qaïda. En Syrie, une attaque de cette sorte risquerait de mettre Israël en danger, ainsi que de renforcer l’Iran et le Hezbollah. En revanche, la Libye est une cible facile qui transforme l’Occident en « partenaire » de la révolte civile.

ISRAËL - PALESTINIENS

Après les fêtes de Pourim : une roquette Grad / Gadi Golan, Danie Sirioti & Lilach Shoval – Israel Hayom

L’escalade dans le sud se poursuit : après un week-end où plus de 50 obus de mortier ont été tirés sur les localités israéliennes voisines de la bande de Gaza, des Palestiniens armés ont tiré hier une roquette Grad vers la ville d’Ashkelon, quelques heures seulement après la fin d’une parade traditionnelle organisée dans les rues de la ville à l’occasion de la fête juive de Pourim. Le Grad a explosé sur une zone inhabitée au sud de la ville. Plusieurs perosnnes ont été prises de panique et une femme a été légèrement blessée avant d’être évacuée vers l’hôpital.

Quelques heures auparavant, une autre roquette, cette fois-ci de type Qassam, s’est abattue sur une zone inhabitée dans un kibboutz voisin de la bande de Gaza, sans faire ni blessé ni dégât.

Selon les médias palestiniens, au moins six personnes ont été blessées hier lors d’attaques de Tsahal contre des cibles dans la bande de Gaza. Le Hamas aurait ordonné à ses hommes basés dans l’ouest de la ville de Gaza d’évacuer leurs postes de crainte d’une attaque israélienne d’ampleur. L’organisation islamiste a réagi avec fermeté aux opérations de Tsahal à Gaza, disant qu’elle ne comptait pas les laisser sans réaction.

Par ailleurs, le système « manteau de vent » pour l’interception de missiles anti-char a identifié hier le tir d’un missile anti-char sur un blindé de Tsahal qui opérait à l’ouest de la grille frontalière entre Israël et la bande de Gaza. Le système israélien n’a pas intercepté le missile car il ne représentait pas de danger pour le l’équipage du char, mais grâce à son identification, les combattants israéliens ont pu localiser la source du tir et riposter, touchant deux Palestiniens.

Israël avoue : nous détenons l’ingénieur kidnappé / Amit Cohen & Nativ Nahmani – Maariv

Neuf jours après la disparition mystérieuse de Dirar Abou-Sissi, directeur de la centrale électrique de la bande de Gaza, son frère Youssouf a reçu un appel téléphonique inconnu. Youssouf était surpris d’entendre de l’autre bout du fil la voix de son frère, Dirar, porté disparu. « Il m’a dit qu’il était en Israël, à Petah Tikva, et m’a donné le numéro de téléphone de son avocate », relate Youssouf. Le frère a immédiatement appelé l’avocate, qui a confirmé la détention de Dirar en Israël. « Elle m’a dit qu’il avait été transféré vers Israël depuis l’Ukraine », ajoute Youssouf.

Après plusieurs semaines au cours desquelles l’arrestation de l’ingénieur palestinien n’avait été rapportée que par des médias étrangers, entraînant des réactions dans le monde entier, la publication de certains détails de cette affaire a été autorisée hier en Israël. Tout ce que l’on peut dire à présent est qu’il est en effet détenu dans la prison de Hashikma pour interrogatoire par les services de sécurité. La publication des circonstances de son arrestation, des soupçons pesant contre lui ou les détails de l’enquête, est toujours interdite par ordonnance du tribunal. La décision de permettre cette publication partielle a été prise par la juge Lia Lev-On suite au recours de l’association des droits de l’homme en Israël.

INTERIEUR

Les renseignements militaires ont commencé à surveiller les activités d’ONG de gauche étrangères / Barak Ravid – Haaretz

Les renseignements militaires ont entrepris depuis plusieurs mois de réunir des informations sur les ONG étrangères de gauche et les ONG qui œuvrent contre Israël en occident et dont l’objectif est de délégitimer le pays. Certains membres du ministère des Affaires étrangères ont critiqué cette initiative, disant que les militaires n’étaient pas censés s’occuper de dossiers ayant des aspects politiques.

Selon de hauts fonctionnaires israéliens et de hauts gradés, un département chargé de diriger ce travail a été créé dernièrement au sein de la Brigade de la recherche des renseignements militaires.

Selon des officiers de Tsahal, le nouveau département ne s’occupe à ce stade que des flottilles à destination de Gaza. Ses autres domaines de responsabilisé n’ont pas encore été entièrement déterminés. Des responsables impliqués dans la création de ce département indiquent que ses domaines de responsabilité comprendront la recherche sur les organisations anti-israéliennes à l’étranger./.

Dernière modification, le 22/03/2011

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