REVUE DE PRESSE. Lundi 11 juillet 2011

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Les Titres
Haaretz (Le pays)

Le vote de la loi sur le boycott pourrait être reportée
pour éviter à Israël d’être
dans l’embarras face au Quartette
The Jerusalem Post

Le cabinet approuve la délimitation de la frontière maritime nord



Maariv (Le soir)

Le lent tramway de Jérusalem

Yediot aharonot

Abou Mazen : 4 jours pour trancher 

REGIONAL

Israël : Nous ne souhaitons pas de médiation de l’ONU concernant la frontière maritime avec le Liban / Barak Ravid et Amos Harel – Haaretz

Le vice-premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, a déclaré hier lors du conseil des ministres que l’Iran et le Hezbollah, qui cherchent à créer un nouveau foyer de tension avec Israël, se cachent derrière la requête adressée à l’ONU par le Liban quant à sa frontière maritime avec Israël. Le gouvernement a approuvé hier le tracé de la frontière maritime.

« Nous avons signé avec Chypre un accord qui est conforme à celui qu’ont signé Chypre et le Liban. Lorsque nous avons annoncé la découverte de gisements de gaz, les Iraniens et le Hezbollah ont décidé que c’est un bon sujet de friction. Ils agissent de manière délibérée pour créer un conflit, comme avec les fermes de Shabaa », a déclaré M. Yaalon.

Hier on a appris qu’Israël s’oppose à ce que la solution à cette dispute soit imposée par l’ONU ou par les Etats-Unis. Selon un haut responsable du bureau du Premier ministre, cette question ne sera résolue que par des négociations directes avec le Liban dans le cadre desquelles seront abordées toutes les disputes frontalières entre les deux pays. De son côté, le Liban a accusé hier Israël de violer la loi internationale.

Malgré la position israélienne, le gouvernement américain a l’intention d’étudier avec des experts de l’ONU la ligne tracée par Israël pour examiner comment on peut aider les parties à résoudre la dispute par la négociation.

Le gouvernement a approuvé hier les six coordonnées de la ligne israélienne qui part de Rosh Hanikra pour se terminer en Méditerranée à deux cents kilomètres de la côte, là où commence la frontière maritime entre Israël et Chypre.

Le Premier ministre Netanyahu a déclaré au cours du conseil des ministres que le tracé présenté par le Liban à l’ONU est situé nettement au sud de la ligne proposée par Israël. « La ligne libanaise contredit celle dont ont convenu Israël et Chypre mais aussi celle dont ont convenu le Liban et Chypre en 2007 », a-t-il déclaré.

Selon des responsables militaires israéliens, la démarche libanaise est une démarche diplomatique et politique et, pour l’heure, il n’existe pas de véritable risque d’affrontement militaire autour de la frontière maritime et des gisements gaziers. Pour ces responsables, le Hezbollah est surtout préoccupé aujourd’hui par la lutte de survie du président syrien, Bachar Assad, et par les luttes politiques internes au Liban et ne souhaite pas un affrontement direct avec Israël.

ISRAËL - PALESTINIENS

Réunion d’urgence du Forum des huit sur une formule pour relancer les pourparlers / Eli Berdenstein – Maariv

Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et les ministres du Forum des huit ont tenu hier une réunion intensive de plus de dix heures pour tenter de parvenir à une décision concernant la formule qui permettra la reprise des négociations avec les Palestiniens.

Ces jours-ci, de lourdes pressions sont exercées sur Israël pour qu’il reprenne les pourparlers. La raison qui a poussé les ministres à s’enfermer hier pendant dix longues heures (avec une courte pause au milieu) est la réunion aujourd’hui du Quartette international : la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui se rencontreront aujourd’hui à Washington pour jeter les bases des pourparlers et, de fait, imposer à Israël et aux Palestiniens de reprendre les négociations. Les membres du Quartette aspirent à annoncer dès aujourd’hui la reprise des pourparlers.

Le gouvernement américain exerce de lourdes pressions sur Israël afin qu’il accepte les grandes lignes tracées par le président Obama en mai, à la veille de la visite de Binyamin Netanyahu à Washington : reprise des pourparlers et création d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967, avec des échanges de territoires.

Le Premier ministre Netanyahu a d’ores et déjà donné son accord de principe à des pourparlers sur la base des frontières de 1967, mais tente d’obtenir une formule qui inclue les changements démographiques qu’a connus la Cisjordanie ces quarante-quatre dernières années, c’est-à-dire qui laisse les grands blocs de colonies entre les mains d’Israël. Le Premier ministre réclame aussi qu’en échange de son accord, les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat du peuple juif et déclarent la « fin du conflit ». Pour l’heure on ne sait cependant pas quelle est la position des Palestiniens face à ces demandes israéliennes.

Les efforts intensifs des Américains et des Européens en faveur de la reprise des pourparlers découlent de leur souhait d’empêcher la « démarche de septembre » : la déclaration d’indépendance d’un Etat palestinien lors de l’assemblée générale de l’ONU dans deux mois. Pour cela, ils aspirent à relancer les négociations dès maintenant. En effet, pour pouvoir obtenir la reconnaissance de l’ONU en septembre, les Palestiniens doivent déposer leur demande à l’assemblée générale dans les tous prochains jours.

Signe positif pour les Américains et les Européens : la décision de la Ligue arabe de reporter à la semaine prochaine la réunion qui devait se tenir ce mardi au Caire et au cours de laquelle la Ligue devait donner son feu vert à la démarche palestinienne et au dépôt de la demande de reconnaissance à l’ONU. Ce report offre aux Américains un délai supplémentaire pour tenter de relancer les pourparlers entre Israël et les Palestiniens. Les Européens souhaitent empêcher une division au sein des vingt-sept pays membres de l’UE si l’ONU doit se prononcer. Quant aux Américains, il ne leur sera pas facile non plus d’opposer leur veto au Conseil de sécurité même si, lors d’entretiens privés, ils ont affirmé qu’ils le feraient.

En Israël on craint que, si le Premier ministre Netanyahu rejette les demandes américaines, le Quartette publie (sous pression des membres européens) une déclaration qui ôte à Israël toute marge de manœuvre sans lui offrir les contreparties que le Premier ministre veut obtenir. D’autres responsables estiment qu’en l’absence d’un accord entre ses membres, le Quartette pourrait publier une déclaration modérée et permette la poursuite des contacts dans les prochains jours.

INTERIEUR

Binyamin Netanyahu a tranché : Le vote de la loi sur le boycott aura lieu aujourd’hui comme prévu / Yehonathan Lis – Haaretz

Le vote de la loi sur le boycott devrait se tenir aujourd’hui comme prévu, au terme de contacts hier soir entre le bureau du Premier ministre, celui du président de la Knesset et l’initiateur de la loi, le député Zéev Elkin. Peu avant minuit, le bureau du Premier ministre a fait savoir à Zéev Elkin que, du point de vue du Premier ministre Netanyahu, rien n’empêche que la loi soit approuvée aujourd’hui et, ce matin, M. Elkin a annoncé que, comme prévu, il soumettrait la loi au vote de la Knesset.

Le ministre chargé des services de renseignement, Dan Meridor, s’était adressé hier au Premier ministre, lui demandant de reporter le vote de la loi, à cause de la réunion du Quartette. Selon des responsables politiques, cette proposition de Dan Meridor ne vient pas remettre en cause sur le fond cette loi qui est assurée de recueillir une majorité des votes au sein de la coalition et le report réclamé n’était que symbolique.

Hier on pouvait ressentir à la Knesset une forte tension en vue du vote sur cette loi qui permettra d’imposer différentes sanctions à une personne ou une organisation si elles appellent à boycotter Israël ou les colonies. Tout au long de la journée d’hier, l’opposition a tenté de convaincre les députés de s’opposer à la loi.

A la demande du député Yohanan Plesner de Kadima, le conseiller juridique de la Knesset, Eyal Yinon, devrait publier ce matin un avis dans lequel il critique cette loi et le préjudice qu’elle risque de causer à la liberté d’expression. Le président de la Knesset, Reuven Rivlin, a décidé hier de permettre à M. Yinon de présenter sa position à la présidence de la Knesset et a déclaré que si le conseiller juridique fait apparaître des problèmes substantiels il envisagera de reporter le vote. M. Rivlin a annoncé qu’à titre personnel, il ne votera pas pour la loi.

Si elle est adoptée, cette loi portera atteinte aux initiateurs de boycotts économiques, culturels ou universitaires des colonies comme, par exemple, le boycott par certains artistes de la Maison de la culture d’Ariel ou l’engagement pris par les entreprises israéliennes participant à la construction de la ville palestinienne de Rawabi de ne pas utiliser les produits des colonies./.

Dernière modification, le 12/07/2011

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