REVUE DE PRESSE. Jeudi 21 juillet

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Les Titres
Haaretz (Le pays)

La Knesset a rejeté la proposition
de créer des commissions d’enquête
sur les organisations de gauche
The Jerusalem Post

A une majorité écrasante, la Knesset
a rejeté la proposition d’une
enquête parlementaire sur les ONG


Maariv (Le soir)

Les rues de la colère

Yediot aharonot

Le tribunal ordonne aux internes
de reprendre le travail

REGIONAL

Le conseiller juridique du gouvernement recommande qu’Israël présente des excuses pour les événements de la flottille pour éviter des actions en justice contre des soldats / Barak Ravid – Haaretz

Le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, estime que la version actuelle du rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur les événements de la flottille risque d’exposer les soldats de Tsahal à des actions en justice à travers le monde. Il a donc recommandé au Premier ministre Netanyahu de parvenir à des ententes avec la Turquie, même s’il faut pour cela qu’Israël présente des excuses pour certains événements spécifiques de la flottille pour Gaza. Au ministère de la Justice on se refuse à tout commentaire.

Selon un haut responsable israélien, Yehuda Weinstein estime que si les Turcs acceptent de s’engager à ne pas entreprendre d’action pénale conte les officiers et les soldats israéliens qui ont participé à l’assaut contre le Mavi Marmara, Israël doit considérer favorablement des excuses pour les dysfonctionnements et les erreurs qui auraient été commises lors de l’opération. Il s’agirait d’excuses générales qui ne porteraient pas sur l’arrêt même de la flottille ou sur le blocus maritime de Gaza, deux éléments dont la commission d’enquête a établi qu’ils ne sont pas contraires au droit international.

Bien que le rapport de l’ONU affirme que le blocus maritime est légal, il affirme également que les commandos marine israéliens ont fait usage d’une force disproportionnée lors de l’assaut. Le rapport évoque notamment des rapports d’autopsie qui indiquent que les militants tués ont été touchés par de nombreuses balles. Le conseiller juridique du gouvernement estime, avec d’autres responsables du ministère de la Justice et du parquet militaire, que ce rapport risque de devenir une référence juridique internationale, ce qui exposera des soldats et des officiers israéliens et des actions en justice à l’étranger.

INTERIEUR

Liberman : Nous avons gagné / Arik Bender – Maariv

Au terme d’un débat houleux de sept heures, la Knesset a rejeté hier à une large majorité de 57 voix contre 28 la proposition d’Israël Béteinou visant à créer une commission d’enquête parlementaire sur les organisations de gauche. Les députés ont également rejeté une proposition semblable du député Danny Danon du Likoud. Malgré ce résultat, le président du parti Israël Béteinou, Avigdor Liberman, s’est empressé de proclamer sa victoire avant d’ajouter une mise en garde à l’adresse du Premier ministre Netanyahu : « Ne nous mettez pas dos au mur ».

M. Netanyahu, qui a permis à ses députés de voter librement, a voté contre la proposition de loi, comme l’ont fait six ministres du Likoud : Benny Begin, Dan Meridor, Michaël Eitan, Gideon Saar, Yuval Steinitz et Moshé Kahlon. Le président de la Knesset, Reuven Rivlin, a lui aussi voté contre, tandis que les autres ministres du Likoud se sont absentés. Neuf députés du Likoud ont en revanche voté pour la proposition.

La liberté de vote accordée aux députés a permis aux groupes parlementaires Habayit Hayehoudi, Yehadout Hatora et Shas, à l’exception de deux députés, de s’absenter du vote, ce qui a fait pencher la balance contre la création des commissions. A la demande d’Israël Béteinou, le vote s’est fait par appel nominal, afin de mettre dans l’embarras les ministres et les députés opposés à la proposition. Cela a toutefois entraîné l’absence de nombreux membres de la coalition.

Avant le vote, Avigdor Liberman a réuni une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré : « C’est pour nous une victoire à deux titres. Qu’il y ait une commission d’enquête ou pas, le fait même que nous soyons parvenus à provoquer un débat public à ce sujet est une victoire et le fait même que nos partenaires au sein de la coalition tentent d’imiter nos propositions de loi, c’est un succès ».

Avigdor Liberman a également critiqué le fait que le Premier ministre ait accordé la liberté de vote aux députés, bien que la proposition ait été déposée avec l’aval de la coalition. Sans le nommer, il a laissé entendre que le Premier ministre Netanyahu a battu en retraite face à la pression internationale et médiatique et l’a accusé d’avoir une attitude peu loyale. M. Liberman a également adressé une mise en garde : « Je ne cherche pas de prétexte pour déstabiliser la coalition et le gouvernement. Israël a besoin d’un régime stable, mais là aussi il y a des limites. J’ai énormément de raisons de quitter le gouvernement. Je n’en cherche pas. J’espère juste qu’on ne nous mettra pas dos au mur ». Il a enfin annoncé que son parti proposera à nouveau de créer une commission d’enquête parlementaire au début de la session d’hiver.

Le vote d’hier a été précédé par un débat houleux au cours duquel la présidente du parti Kadima, Tzipi Livni, a déclaré : « Un vent mauvais souffle sur le pays et il a pour origine la coalition de Netanyahu. Une loi, puis une autre, qui font pleuvoir une pluie acide sur l’Etat d’Israël. C’est une idée choquante qui n’aurait jamais dû voir le jour ».

L’année électorale a commencé / Nahum Barnéa – Yediot Aharonot

Certains hommes politiques parlent d’élections à l’automne prochain, à la veille des élections américaines, ce sont les optimistes. D’autres parlent d’élections dès le printemps. Quoi qu’il en soit, l’année électorale a commencé.

C’est là l’estimation la plus répandue au sein de la classe politique et on peut voir l’attitude qui en découle dans tous les dossiers, des prix du cottage cheese à la crise du logement en passant par les votes à la Knesset. Il n’y a plus de gouvernement, de coalition et d’opposition. Juste une réserve de candidats aux primaires qui feront tout pour être élus.

Avigdor Liberman est généralement le premier ministre à percer un trou dans la barque de la coalition. A en juger par son attitude d’hier, il ne devrait pas déroger à la règle. Il savait d’avance qu’il perdrait le vote mais son but était de mettre Netanyahu dans l’embarras face aux électeurs de droite. Liberman est capricieux : Tout le monde comprend pourquoi il agit mais parfois lui-même n’est pas capable d’expliquer pourquoi il le fait à tel moment précis.

Le président du parti Shas, Eli Yishaï, observe cet affrontement entre Liberman et Netanyahu et se dit : Pourquoi faut-il qu’ils décident de la date des élections qui leur convient, pourquoi pas moi ? Yishaï a fait depuis un an un chemin intéressant de la droite vers le centre de l’échiquier politique. L’impasse dans laquelle se trouvent les négociations et le vote en septembre à l’ONU l’inquiètent. La situation sociale le trouble. Peut-être aussi les apparitions d’Arié Déri. Tout cela fait d’Eli Yishaï un élément tout aussi imprévisible qu’Avigdor Liberman dans le cadre des démarches qui visent à avancer la date des prochaines élections./.

Dernière modification, le 22/07/2011

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