REVUE DE PRESSE. Jeudi 12 mai 2011

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Les Titres
Haaretz (Le pays)

Un haut responsable des services
de sécurité : Il est impossible de libérer Guilad Shalit
par une opération militaire
The Jerusalem Post

Obama pourrait prononcer
un discours sur le Proche-Orient avant celui du Premier ministre


Maariv (Le soir)

Grève surprise des trains

Yediot aharonot

Une grève surprise

REGIONAL

Le Canard enchaîné : Netanyahu aurait secrètement rencontré le Premier ministre du Qatar / Eli Berdenstein – Maariv)

Le Premier ministre Netanyahu aurait, au cours de sa visite à Paris, secrètement rencontré le Premier ministre du Qatar. C’est ce qu’affirme l’hebdomadaire français Le Canard enchaîné.

Selon le journal, au terme de sa rencontre avec le président Sarkozy, M. Netanyahu serait revenu à l’intérieur du palais de l’Elysée par une porte dérobée pour y participer à une rencontre confidentielle avec le président Sarkozy et le Premier ministre qatari, cheikh Hamad bin Jassim al-Thani.

Toujours selon l’hebdomadaire, cette rencontre a porté sur le processus de paix israélo-palestinien et sur les tentatives qui sont faites pour parvenir à un marché sur la libération de Guilad Shalit.

Si ces informations sont avérées, il s’agirait d’un tournant dans les relations entre les deux pays, le Qatar ayant rompu ses relations avec Israël et fermé la représentation israélienne à Doha en 2009.

Selon le quotidien Haaretz, au cours de l’année passée, le Qatar a adressé à au mois deux reprises des messages à Israël pour lui proposer de rétablir les relations entre les deux pays en échange de la mise en œuvre de projets et de l’introduction de matériaux de construction dans la bande de Gaza. Ces propositions ont toutefois été rejetées par le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.

Ces derniers jours, des informations ont fait état de contacts préliminaires entre Israël et le Qatar concernant l’achat de gaz naturel afin de résoudre les problèmes d’approvisionnement en gaz égyptien. Ces informations ont été démenties en Israël.

ISRAËL - PALESTINIENS

De nouvelles règles du jeu / Ronen Bergman – Yediot Aharonot

L’Egypte, qui se repositionne comme principal médiateur dans le dossier Guilad Shalit, change les règles du jeu : Le Caire demande que la libération du soldat enlevé se fasse non seulement en échange de la libération de prisonniers mais aussi d’allègements supplémentaires du blocus de Gaza et de l’ouverture du poste-frontière de Rafah.

A présent, après que le Hamas a accusé le médiateur allemand d’être partial, les Egyptiens mènent à nouveau les négociations et font de nouveau de l’affaire Shalit un élément du rapport de forces stratégique au Proche-Orient et de la solution provisoire qu’ils souhaitent instaurer entre Israël et le Hamas. Les Egyptiens estiment que le marchandage sur le nombre de prisonniers et leur identité ne peut aboutir et que l’introduction de nouvelles variantes pourrait permettre de parvenir à une solution créative acceptable pour les deux camps. Cette approche fait aussi l’objet de vifs débats au sein des services de sécurité israéliens.

Les Egyptiens ne se contentent pas d’agir pour résoudre le problème de Guilad Shalit. C’est eux qui ont permis l’accord de réconciliation inter-palestinien, ce qui les a ramenés au devant de la scène. A présent, Le Caire souhaite mener une démarche plus large qui nécessite dans une large mesure l’accord d’Israël.

Et c’est là le dilemme de Binyamin Netanyahu : D’une part, l’introduction de nouveaux éléments dans le marché pourrait lui faciliter la tâche et il n’apparaîtrait pas comme ayant cédé sur la libération de meurtriers, ce qu’il a annoncé qu’il ne ferait pas.

En revanche, cela pourrait obliger Netanyahu à faire des compromis sur des questions politiques importantes et l’existence même de tels contacts risque d’être interprété comme une négociation détournée avec le Hamas et, peut-être, comme l’ouverture de pourparlers plus larges en vue de septembre. Un tel dialogue serait particulièrement complexe du point de vue du gouvernement Netanyahu qui a annoncé qu’il boycotterait l’Autorité palestinienne suite à l’accord avec le Hamas.

Le discours et la crainte / Itamar Eichner et correspondant à Washington – Yediot Aharonot

Les dirigeants israéliens ont entendu hier l’annonce de la Maison Blanche selon laquelle le président Obama prononcera « prochainement » un discours sur le Proche-Orient et cela a soulevé chez eux des interrogations importantes : Ce discours précédera-t-il celui de Netanyahu au Congrès ? Quel sera son contenu et ses conséquences sur l’avenir du processus de paix ?

La réconciliation entre le Fatah et le Hamas a semé le trouble à Washington. A Jérusalem on a interprété ce trouble comme du découragement de la part des Américains tandis qu’à Washington on n’a pas apprécié la tentative de Netanyahu d’affirmer qu’il n’y a pas d’interlocuteur palestinien. La Maison Blanche craint de se retrouver face à un discours israélien vide de promesses et c’est semble-t-il pour cela qu’il a été décidé de prendre l’initiative pour restreindre la marge de manœuvre de Netanyahu. Pour l’heure on ignore toutefois si le discours du président Obama sera prononcé dès la semaine prochaine, avant celui du Premier ministre Netanyahu, et si le président américain y évoquera de manière explicite les pourparlers israélo-palestiniens. S’il agit ainsi, le président Obama placera la barre que devra dépasser le Premier ministre israélien qui devra adapter son discours. L’autre possibilité est que le président Obama se contente de subtilement « tracer la voie » à Netanyahu.

La même confusion régnait hier dans les médias américains concernant la date précise du discours et la place qui y sera consacrée au conflit israélo-palestinien.

Dernière modification, le 12/05/2011

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