QUAI D’ORSAY. Nouvelle "flottille pour Gaza"

Point de Presse du 11 mai 2011


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En raison des risques sécuritaires liés à une telle entreprise, nous déconseillons formellement aux ressortissants français d’embarquer sur des navires ayant pour objectif de briser le blocus maritime imposé sur la Bande de Gaza,

La France appelle à faire acheminer l’aide humanitaire à destination de la Bande de Gaza par voie terrestre, en particulier via les canaux existants mis en place par les autorités israéliennes. Comme elle l’a déjà fait, elle suivra avec attention le prompt acheminement de cette aide jusqu’à ses destinataires.

Notre position sur le blocus de la Bande de Gaza est bien connue : nous appelons les autorités israéliennes à un changement fondamental de politique vis-à-vis de Gaza. Ce changement passe par une poursuite des mesures d’allègement mises en œuvre depuis juin 2010, et notamment par l’autorisation de l’ensemble des exportations de biens commerciaux (y compris vers la Cisjordanie et Israël) et par la libéralisation des conditions de circulation des personnes de et vers la Bande de Gaza.

La France est par ailleurs présente en soutien à la population civile dans la Bande de Gaza qui reçoit 30% de notre aide bilatérale aux Palestiniens. Nous menons des projets de développement (réhabilitation de l’hôpital Al-Quds, construction de la station d’épuration de Beit Lahya) ainsi qu’une coopération dans le domaine culturel à travers le centre culturel français.

Enfin, la France soutient la poursuite des travaux du panel d’experts international mis en place par le SGNU afin de faire toute la lumière sur les événements du 31 mai dernier et d’éviter qu’ils ne se reproduisent à l’avenir.


Q - Depuis le dernier incident meurtrier ou un certain nombre de Turcs ont perdu la vie, Israël a annoncé des allégements. Avez-vous constaté une amélioration ou au contraire une aggravation de la situation ?


R - Nous appelons les autorités israéliennes à la poursuite des mesures d’allégement. Il y en a déjà eu effectivement.


Q - Hier lorsque vous avez annoncé la signature d’un mémorandum avec l’autorité palestinienne pour l’octroi de 10 millions d’euros, vous avez demandé aux autorités israéliennes de revenir sur la disposition et le gel des avoirs palestiniens…


R - Ce que nous avons surtout demandé aux Israéliens, c’est qu’ils procèdent au versement d’un certain nombre de taxes qu’ils perçoivent, et qu’ils doivent reverser. Ces versements sont indispensables pour l’équilibre des finances publiques palestiniennes.


Q - A la suite de cette demande, avez-vous reçu un début de réponse de la part des Israéliens ? Des indications qui montreraient qu’ils vont accepter cette requête qui d’ailleurs est internationale.


R - Notre demande nous parait essentielle pour l’équilibre des finances publiques palestiniennes.

Dernière modification, le 05/11/2012

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