REVUE DE PRESSE. Jeudi 20 mai 2010

JPEG

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Couvre-feu en Thaïlande : 12 personnes ont été tuées hier à Bangkok

The Jerusalem Post

Alors que George Mitchell commence les pourparlers, Mahmud Abbas
met en garde contre des « provocations » israéliennes

Maariv (Le soir)

Assiégés en Thaïlande

Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles)

L’ambassadeur à Bangkok
lance un appel aux Israéliens :
« Quittez la Thaïlande »

DIPLOMATIE

Les points importants sont restés en dehors de la proposition / Tzah Yoked et Eli Berdenstein – Maariv

Au lendemain de l’annonce iranienne selon laquelle un accord sur l’enrichissement d’uranium en dehors de ses frontières a été signé, les débats sur de nouvelles sanctions contre l’Iran se sont ouverts au Conseil de sécurité. Le nouveau projet de résolution comprend une surveillance des transferts de fonds, un suivi des navires de la marine marchande et un boycott sévère des Gardiens de la Révolution, mais ne comprend pas l’élément qu’Israël espérait : un boycott des exportations de pétrole iranien.

« C’est là la meilleure réponse que nous pouvions apporter aux dernières démarches iraniennes », a déclaré la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. « L’objectif de ce projet de résolution est d’augmenter le prix que paient les dirigeants iraniens pour leur programme nucléaire. Téhéran doit comprendre que l’arrêt du programme nucléaire est, avant toute chose, dans son intérêt », a expliqué quant à elle l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice, au terme de la réunion d’hier.

Malgré ces déclarations fermes, la volonté de créer un consensus entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité a fait naître un projet de résolution qui, même s’il est adopté, a peu de chances de provoquer un changement de politique de la part de l’Iran. En effet, au-delà de nouvelles restrictions concernant le commerce avec l’Iran et les transferts de fonds vers ce pays, le projet n’appelle pas à interdire les exportations de pétrole iranien ni les importations de gaz vers l’Iran, deux éléments qu’espérait Israël mais que les Chinois et les Russes ont fermement rejeté.

On ne sait pas encore quand la nouvelle proposition sera soumise au vote des quinze pays membres du Conseil de sécurité, mais on estime qu’il faudra attendre plusieurs semaines au minimum. « L’objectif de ces sanctions est de convaincre les Iraniens de s’asseoir à la table des négociations », a déclaré l’ambassadeur chinois à l’ONU, Li Baodong. Le Brésil qui, il y a quelques jours à peine, célébrait la conclusion du nouvel accord avec l’Iran, s’oppose lui aux sanctions.

En Israël on était déçu hier de la nouvelle proposition. « Il s’agit d’un texte dilué et édulcoré qui prouve aux Iraniens qu’ils ont eu raison de croire que le monde est incapable de s’unir autour d’une résolution imposant des sanctions paralysantes et sévères. Seule l’application de sanctions dans le domaine de l’énergie peut avoir un effet sur les dirigeants iraniens », a déclaré le président de la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, Tzahi Hanegbi.

Le champ de mines d’Obama / Orly Azoulay et Roni Shaked – Yediot Aharonot

Ce n’est pas tous les jours qu’un président américain reconnaît une erreur en public. Ecouter Barack Obama faire l’éloge d’Israël est encore plus rare.

« J’ai mis les pieds dans le champ de mines du Proche-Orient et j’ai marché sur plusieurs mines ; j’y ai perdu quelques orteils », a déclaré le président Obama à la veille de la fête juive de Shavouot (mardi 18 mai), lors d’une rencontre avec des parlementaire juifs du parti démocrate.

Selon le journal New York Post qui a publié ces propos, l’un des participants à la rencontre à indiqué qu’Obama a surtout fait allusion à la forme sous laquelle les messages avaient été communiqués [à Israël] et non au contenu de la politique américaine. Obama a ajouté que « les relations avec Israël sont solides et que les médias ont exagéré en parlant de crise ».

Le président Obama a passé en revue devant ses invités les principaux éléments de l’aide militaire que les Etats-Unis octroient à Israël et s’est félicité de sa décision d’accorder à Jérusalem 205 millions de dollars pour permettre l’achèvement du système anti-roquettes Dôme de Fer.

La rencontre entre le président américain et les parlementaires juifs s’inscrit dans le cadre de l’objectif que s’est donné la Maison Blanche d’améliorer ses rapports avec les Juifs américains et avec les Israéliens, suite à la dégradation des relations entre les deux pays survenue cette année.

Par ailleurs, le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, et l’émissaire américain George Mitchell se sont entretenus hier dans le cadre des pourparlers de proximité israélo-palestiniens.

Au terme de cet entretien, les Palestiniens ont soumis à George Mitchell un compte-rendu détaillant toutes les violences commises, selon eux, contre des Palestiniens par des colons ou par Tsahal. Les Palestiniens envisagent de préparer des rapports périodiques de ce genre qui seront communiqués à M. Mitchell.

Abou Mazen affichait au sortir de l’entretien un grand sourire ; selon son cabinet, cela indique que, de son point de vue, la rencontre a été un succès.

La crainte d’une avancée dans les pourparlers de proximité inquiète le Hamas et l’a poussé à reprendre le dialogue avec le Fatah. Plusieurs responsables du Hamas ont même fait récemment des déclarations modérées dans lesquelles ils évoquent la solution de deux Etats.


ISRAEL - PALESTINIENS

L’Autorité palestinienne a diffusé en Cisjordanie une liste des produits des colonies qui seront boycottés / Avi Issacharof et Haïm Levinson – Haaretz

L’Autorité palestinienne continue à promouvoir activement sa campagne de boycott des produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie et dans le plateau du Golan, et ce malgré les menaces qui se sont fait entendre ces derniers jours du côté israélien. Cette campagne, lancée il y a quelques semaines, a provoqué une vive colère en Israël, l’Autorité palestinienne menaçant de prison les personnes qui commercialiseront ces produits.

Avant-hier, trois mille bénévoles recrutés par le gouvernement de Salam Fayyad, par l’intermédiaire d’une organisation créée par le ministère palestinien de l’Economie, ont parcouru la Cisjordanie pour expliquer aux citoyens palestiniens pourquoi il faut s’abstenir d’acheter des produits issus des colonies.

Ces bénévoles ont distribué des brochures comprenant des informations sur plusieurs dizaines de produits qui, selon l’Autorité palestinienne, sont fabriqués dans les colonies de Cisjordanie et dans le Golan. Cette brochure explique pourquoi l’achat de ces produits renforce les colonies aux dépens de la lutte des Palestiniens.

Le Conseil de Judée et Samarie a vivement réagi à ce boycott palestinien et s’est joint à l’appel du président de l’Union des industriels israéliens, Shraga Brosh, qui a demandé que les ports israéliens soient fermés aux importations et aux exportations palestiniennes jusqu’à la levée du boycott.

« Il s’agit tout simplement d’un acte de guerre de la part de l’Autorité palestinienne et de ses dirigeants et il faut y régir immédiatement et fermement, comme on doit réagir à un acte de guerre », a indiqué le Conseil de Judée et Samarie ajoutant qu’il s’agit là d’une violation de l’accord de Paris qui régit les relations économiques entre Israël et l’Autorité palestinienne./.

Dernière modification, le 20/05/2010

haut de la page