La destruction des Juifs de Roumanie : deux livres-événements sur une shoah oubliée

Conférence

La destruction des juifs de Roumanie : deux livres événements sur une shoah oubliée

Au Centre de Recherche Français de Jérusalem
Mercredi 1er février 2012 à 19h


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Deux ouvrages majeurs ont récemment levé le voile sur l’horreur d’un chapitre encore trop ignoré de l’histoire de la Shoah. Alors que les discours officiels roumains osaient affirmer, jusqu’à une date récente, que la Shoah n’aurait pas eu lieu en Roumanie, laquelle aurait soi-disant protégé ses Juifs, une poignée de témoins courageux et de chercheurs opiniâtres ont révélé depuis peu, documents à l’appui, à quel point le régime fasciste roumain, à l’époque le principal allié du Reich à l’Est de l’Europe, porte l’entière responsabilité de la conception et de la mise en œuvre de ces tueries. Des assassinats d’une sauvagerie inouïe, qui se soldèrent par près d’un demi-million de victimes. Une mise en œuvre il est vrai atypique, caractérisée par la diversité longtemps insoupçonnée des méthodes de tuerie : marches de la mort, exterminations par le froid et la faim, Juifs brûlés vifs par milliers dans des hangars, enfants jetés vivants dans des puits, abattage et vente des déportés aux paysans les plus offrants, noyades et fusillades massives, etc.


Restés largement méconnus des décennies durant, les massacres perpétrés par les troupes roumaines furent parmi les plus massifs de la Seconde Guerre mondiale, des pogroms de Bucarest (janvier 1941) et de Iasi (juin 1941) aux massacres de Bessarabie et de Bucovine (été 1941), pour ne rien dire des déportations meurtrières en Transnistrie, un territoire (aujourd’hui ukrainien) que le maréchal Antonescu considérait comme son « dépotoir ethnique ». Comme l’écrit Raul Hilberg, « aucun pays, Allemagne exceptée, ne participa aussi massivement au massacre des Juifs ».


Entre histoire et mémoire, cette conférence évoquera aussi la place de ces événements dans la Roumanie post-communiste, un pays qui peine encore à affronter son passé.


Florence Heymann, anthropologue et historienne, est chargée de recherche au CNRS (CRFJ). Elle a travaillé sur les identités multiples des originaires juifs de Bucovine et de Czernowitz et sur la Shoah en Roumanie.
Alexandra Laignel-Lavastine, philosophe et historienne, est spécialiste de l’histoire de l’Europe de l’Est au XXe siècle et chercheur associée à l’Institut des sciences sociales du politique (ISP-CNRS).
Avec la participation de M. Olivier Rubinstein, Conseiller culturel et de coopération scientifique près l’Ambassade de France, Directeur de l’Institut français d’Israël et éditeur du Livre noir de Matatias Carp


Informations pratiques

Conférence

La destructions des juifs de Roumanie : deux livres-événements sur une shoah oubliée

Mercredi 1er février à 19h

En Français

Au CRFJ : 3 rue Shimson, Baka, Jérusalem
tel : (0)2 565 81 11

email : crfj@crfj.org.il

Dernière modification, le 30/10/2012

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