Discours pour la Fête nationale (14 juillet 2009)

Kvod haNassi,
Sarim, Khavrey Knesset, Shagririm …
Yédidim Yékarim,
Erèv tov, ou-vroukhim haBaïm !

Ra’ayati Isabella, ani, vé-khol Tsévét haShagrirout, smékhim ve-guéim méod, lakhgog itkhem ét Yom haBastilia vé-ét haMesser haUniversali shel haMahapékha haTsarfatit, haMesser shel Idan haNéorout : Khérout, shivion, vé-Akhva.

Samakhti méod léshamésh Shagrir Tsarfat béIsraël, haMédina haMadhima vé-haMératèkét hazot ; Ou-ve-étzév rav, ani néélatz akhshav léhipared mikem.

Je continuerai en français, en adressant mes remerciements à vous tous, pour tout ce que nous avons partagé au cours de ces 3 années. Mes remerciements, teintés de beaucoup de regret de les quitter, à toute l’équipe de cette ambassade, et en particulier à la « dream team » qui m’a entouré à la Chancellerie diplomatique. Mes remerciements, avec une tristesse partagée, à ceux qui vont aussi quitter Israël cet été, et en particulier à la formidable équipe qui a animé le réseau culturel français dans ce pays. Mes remerciements, enfin, à tous les sponsors qui nous ont aidé, chaque année, à organiser cette fête du 14 juillet.
Et, bien sûr, surtout, merci à vous, Monsieur le Président, merci de votre présence, ce soir, et du symbole qu’elle représente. C’est en vous rendant hommage que je veux aussi dire « au revoir » à ce cher pays.
Je vous remercie, Monsieur le Président, pour l’attention inlassable que vous, l’un des fondateurs de cet Etat, avez, et depuis les premiers jours, porté aux relations franco-israéliennes, dans les moments fastes, comme ceux que nous vivons aujourd’hui, mais aussi dans les périodes moins heureuses. Je vous remercie, tout simplement, pour l’amitié que vous avez toujours personnellement portée à mon pays, à son peuple et à sa culture : et la France, vous le savez, vous le rend bien !
Je vous remercie, je vous félicite, pour la constance avec laquelle vous avez toujours promu le modèle européen de réconciliation. A un moment où je quitte Israël et le Proche-orient, pour retourner à nouveau travailler à la construction européenne, je peux témoigner de l’inspiration que vous avez toujours partagée, très profondément, avec les pères de l’idée européenne, les Robert Schuman, les Jean Monnet : cette conviction qu’on peut dépasser les rivalités séculaires et les affrontements par des projets économiques communs, par des coopérations concrètes, par des œuvres de civilisation.

Enfin, je salue en vous, non seulement le sage, l’avisé Président que l’Etat d’Israël méritait, mais aussi le Prix Nobel de la Paix : celui qui ne s’est jamais découragé, celui qui, aujourd’hui, plus que jamais, conserve la conviction que la Paix finira par prévaloir entre l’Etat juif et tous ses voisins.

Je terminerai donc, bien sur, par des vœux : que l’année prochaine voie un accord de paix enfin signé entre l’Etat d’Israël et l’Etat de Palestine ; que recule, sous nos efforts conjugués, la menace nucléaire iranienne ; et qu’au contraire soient enfin engagés des relations normales entre Israël et les pays arabes et musulmans.

Avec un dernier vœu, plus ardent encore que les autres ; celui que Gilad Shalit, depuis plus de 3 ans otage, retrouve au plus vite sa famille.

Ken, Adoni haNassi : ani shav ou-modé lékha al shé-bata lé-khan haYom ; zé-hou Semel laYédidout haAmitza shé-ata rokhesh leTzarfat.

Tékhi haYédidout bèn Tsarfat véYisraël !

Tékhi Médinat Yisraël !

Tékhi haRépoublika haTsarfatit !

Dernière modification, le 03/09/2009

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